Le droit divin à la liberté religieuse et la persécution moderne des Chrétiens

Traditionnellement, les croyants sont autorisés à adorer Dieu en se réunissant  dans des lieux de culte tels que des églises, des synagogues et des  mosquées. Cela étant dit, nous ne laissons pas notre foi à la porte une fois les offices religieux terminés. Nous devrions être libres d’exprimer notre religion dans la sphère publique, sans nuire à quiconque, sans imposer nos  convictions et sans jamais forcer qui que ce soit à adhérer à notre religion.  En ce moment, les Chrétiens sont à risque de perdre ce droit précieux. 

La liberté de religion devrait toujours être protégée, car la foi est un don de Dieu, et non d’une entité gouvernementale. Personne ne devrait être privé de la possibilité d’exprimer publiquement le don de la foi que Dieu lui a accordé. En fait, l’objectif d’un pays qui déclare une séparation de l’Église et de l’État  est de respecter l’exercice de la religion et non de l’exclure de la sphère  publique. Cela signifie que le gouvernement n’interviendra pas dans les affaires de l’Église, respectant ainsi son autonomie. 

C’est là que réside la beauté de la liberté de religion : elle fait partie  intégrante du droit de s’exprimer. Elle va de pair avec la liberté d’expression. Certains pays, comme le Canada, entre autres dans  l’hémisphère  occidental, semblent éroder les libertés de leurs propres citoyens, en  particulier lorsqu’il s’agit d’exprimer leur désaccord avec des questions qui  vont à l’encontre de leurs convictions religieuses. 

Par exemple, le projet de loi C-9 du Canada, qui est désormais inscrit dans la loi depuis le 17 juin 2026, compromettra la capacité d’exprimer son opposition à l’avortement, à l’euthanasie, aux chirurgies de transition de genre pour les mineurs, au mariage homosexuel ou à toute autre question contraire à l’enseignement chrétien. La raison invoquée par le gouvernement  est la notion très large de « discours haineux », qui considère les opinions et les croyances fondées sur la religion comme non conformes à la « loi sur la haine ». 

Cela étouffe effectivement toute voix dissidente et compromet un débat honnête. Malheureusement, la Charte canadienne des droits n’est pas aussi inébranlable que la Constitution américaine. Au Canada, c’est le gouvernement qui décide de ce qui constitue un discours haineux. Cela signifie que le fait d’exprimer son désaccord et sa dissidence pour des motifs religieux ne serait pas accepté, puisque l’expression relève de la parole, laquelle est restreinte en raison des lois contre les discours haineux. En bref, la liberté de religion et la liberté d’expression vont de pair; c’est pourquoi le Premier Amendement de la Constitution américaine les unit. 

La réduction au silence des croyances et des coutumes exprimées religieusement a commencé il y a plusieurs décennies afin de respecter les non-croyants et les autres religions. Ce fut une erreur, car cela a ouvert la voie à ce dont nous sommes témoins actuellement : une intolérance explicite et généralisée envers toute expression de croyance en Dieu, qui est principalement exercée à l’encontre des Chrétiens. 

Statistiquement parlant, il existe une grande proportion de personnes qui se déclarent sans affiliation religieuse, ce qui reflète une tendance croissante à rejeter ce que l’on appelle la religion organisée. Certaines de ces personnes sans affiliation religieuse s’expriment très ouvertement contre l’expression publique de la croyance en Dieu. Alors qu’elles exercent librement leur propre liberté d’expression en exprimant leur incroyance, les croyants ne bénéficient pas du même droit d’exprimer ouvertement leur foi. Il existe donc un manque de réciprocité. 

Alors que certaines personnes utilisent des moyens subtils tels que la moquerie et l’intimidation pour dénigrer la croyance de quelqu’un, d’autres peuvent se montrer ouvertement agressives et combatives, réduisant les chrétiens au silence, les persécutant ainsi en raison de leur foi. 

En effet, combien de chrétiens sont non seulement réduits au silence, mais aussi tués, dans le monde entier par des idéologues intolérants ? Selon la World Watch List de Portes Ouvertes, plus de 315 millions de chrétiens dans le monde sont persécutés en raison de leur foi, que ce soit par le harcèlement, la détention et/ou le meurtre. Cette agence religieuse internationale fournit également une carte statistique détaillée de ces persécutions ainsi qu’un compte rendu complet, pays par pays, de ce qui arrive exactement à nos coreligionnaires chrétiens. 

Et qui sont les persécuteurs des chrétiens ? Selon le rapport de l’organisation indépendante Geopolitical Intelligence Services, la persécution des chrétiens est un problème mondial, provenant de nombreuses factions différentes, telles que les terroristes de Boko Haram au Nigeria, où « la charia est appliquée dans plusieurs États… contribuant au harcèlement policier contre les chrétiens » et d’autres auteurs de persécutions, notamment l’État Islamique, entre autres, où « en raison de la montée de l’État islamique (EI) et de mouvements djihadistes similaires, le christianisme a été presque éradiqué de ses bastions historiques en Irak et en Syrie. Pendant ce temps, les chrétiens coptes d’Égypte, une minorité ancienne et importante, continuent de faire face à des défis considérables. » 

N’oublions pas que de nombreux autres pays qui ne sont pas islamiques connaissent également des persécutions contre les chrétiens en raison d’idéologies communistes : la Corée du Nord, la Chine, Cuba et le Nicaragua, entre autres. En termes simples, il s’agit d’un problème mondial. 

Non seulement les Chrétiens sont ciblés par de nombreux groupes différents à travers le monde, mais les Juifs aussi sont intimidés dans les pays occidentaux par d’autres citoyens qui ne sont pas d’accord avec leurs croyances, leurs coutumes et leurs traditions. Par exemple, les Chrétiens et les Juifs au Canada sont menacés à plusieurs reprises par des actes tels que l’incendie criminel (tel que les incendies d’églises catholiques) et le vandalisme (tel que la profanation de cimetières juifs) dans le cadre d’une hausse des crimes haineux perpétrés contre par la religion. 

Comme l’a expliqué Marie-Claude Lalonde, directrice nationale d’AED Canada (Aide à l’Église en Détresse), il existe un refus d’inclure la religion dans le discours public, parce que la religion en général est perçue comme un privilège plutôt que comme un droit fondamental. Il existe également une volonté politique de promouvoir la laïcité, fondée sur l’athéisme et l’interdiction de la religion en tant que telle, particulièrement au Québec, au Canada, ce qui a finalement conduit à restreindre l’expression religieuse des individus. Ces exemples démontrent la limitation du droit, donné par Dieu, à la liberté personnelle de religion. 

En conclusion, soyons conscients que dès que les gouvernements s’en prennent à l’une de nos libertés, ils finiront par s’en prendre à toutes. Les voix prophétiques du passé nous ont mis en garde, encore et encore. Nous avons maintenant une preuve vivante de ces avertissements. Des entités idéologiques à travers le monde suppriment nos libertés, une à une, sans exception. Soyons doux comme des agneaux, mais sages comme des renards, et élevons la voix, pacifiquement, mais avec vérité, pour défendre les droits que Dieu nous a donnés.                                                                                                                                 

Marie Brousseau

22 juillet 2026

Note de l’auteure: Cet article est la version révisée, abrégée et mise à jour de l’article du 18 mars 2026, publié sur le Blog de l’auteure, qui est la traduction de l’article anglophone original The God-Given Right to Freedom of Religion and the Modern-Day Persecution of Christians, publié sur  la plateforme  américaine Catholic365


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